dimanche 6 novembre 2016

Marcel Proust et le téléphone

Que fait Marcel Proust à Fontainebleau en octobre 1896 ? Il téléphone ! À qui ? À sa mère bien sûr ! La conversation terminée, il en tire un « petit récit » à peine romancé qu’il joint à une lettre à sa mère, « petit récit que je te demande de garder et en sachant où tu le gardes car il sera dans mon roman ». À la recherche du temps perdu ne commencera à paraître qu’une quinzaine d’années plus tard mais le jeune Proust ne doute pas que l’expérience téléphonique qu’il vient de vivre alimentera son œuvre future.
Très sensible aux voix, passionné par les conversations, il est fasciné par le téléphone. Les évocations directes ou métaphoriques de ce qu’il appelait les « téléphonages » pullulent sous sa plume et leur étude fournit de précieux renseignements sur le travail de l’artiste.
En rendant possible le miracle d’une conversation entre deux interlocuteurs que la distance empêche de se voir, l’invention d’Alexander Graham Bell instaure un nouveau type de relations à l’observation desquelles Proust s’emploiera avec la minutieuse sagacité que nous lui connaissons.
Dans une certaine mesure, le téléphone est à l'éloignement dans l'espace ce que la petite Madeleine est à l'éloignement dans le temps : un moyen de rendre présent ce qui n’est pas ou plus là.

Suivre le fil du téléphone non seulement dans l’œuvre mais également dans la correspondance, c'est tirer le portrait d’un écrivain qui, loin d'être seulement le peintre de la fin d'une époque peuplée de ducs et de duchesses, est aussi le témoin attentif de l’avènement du monde moderne. Mais c'est surtout une façon originale d’entrer en contact ou de poursuivre la conversation avec un génie dont la voix, toujours présente, n’en finit pas de nous toucher et de nous parler.

Confé-concert : « Proust et le téléphone » samedi 17 décembre 2016

Samedi 17 décembre 2016 à 15h30 et 20h30, je prononcerai une conférence intitulée « Marcel Proust et le téléphone » à l’hôtel de Londres de Fontainebleau, c’est-à-dire à l’endroit même où l’auteur de À la recherche du temps perdu a découvert le téléphone. Parce que entre Marcel Proust et la musique se nouent des liens indéfectibles, j’aurai le plaisir d’être accompagné au piano par le très grand virtuose Jean Dubé et au violon par Gabriel Drossart de l’association « Faites entrer les musiciens ».

Tarifs, renseignements et réservation :
- par email : faitesentrezlesmusiciens@gmail.com
- par téléphone : Catherine Galitzine 06 13 52 60 37



mercredi 4 mai 2016

Les dialogues du solitaire


Aphorisme dialogué :
Blaise Pascal : «j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.

—A moins que chez certains, confinés dans une paisible et casanière indolence, il vienne d’avoir perdu, par prudence ou lâcheté, l’appétit de se heurter au dehors, la faim de se confronter aux hordes.»

C’est en donnant la réplique à une citation que j’obtiens les aphorismes dialogués qui émailleront mon prochain roman. Chaque fois la forme est la même : la phrase d’un auteur qui m’inspire est suivie d’une seule répartie qui la prolonge, la déplace ou la contrarie. Nulle raison que celui-ci fasse exception à la règle arbitraire que je me suis fixée.
Ayant ainsi répondu ce matin à Pascal, je reste pourtant sur ma faim. Avec un peu plus de place, j’aurais volontiers ironisé sur la manière dont, en moraliste qui use de l’arme privilégiée des pédagogues, l’auteur des Pensées écrit : « J’ai dit souvent ». Comme si la répétition d’un propos en accroissait la justesse ! Comme s’il n’appartenait qu’aux plus constants radoteurs de rendre une idée contagieuse !

Nietzsche : « Les choses vraiment grandes ne se démontrent pas.

—Elles se rabachent jusqu’à faire mouche, s’implantent opiniâtrement, se martèlent en tête ! »

J’ai hésité un moment à ne pas répliquer moi-même à Pascal et à prendre Marguerite Yourcenar pour porte-parole :
« Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ? »
La peur d’être mal compris m’y a fait renoncer.

Sous l’apparence d’une invitation aux plus complètes explorations, avec l’air d’inviter chacun à pousser la curiosité jusqu’aux confins de son monde et de sa condition, l’auteur de L’œuvre au noir, aussi bien que Pascal, fait du détenu l’archétype indépassable de l’homme accompli. Seule change la taille de la cellule, l’échelle de la séquestration où s’opère le salut, entre les murs chez l’un, entre les pôles chez l’autre.

Certains jours, les géants m’enveloppent et m’éclipsent de leur ombre intimidante ; d’autres, ils m’enchantent en symphonie et me disent si bien que je me sens des leurs, engagé dans leur chœur fraternel.

Ainsi, j’en étais là de mes divagations quand, hasard ou miracle, je me trouve à relire Baudelaire. J’avais oublié que dans l’un des petits poèmes en prose, le poète dont je me sens le plus proche recourt aussi au dialogue pour faire l’apologie des chambres d’isolement.


 Un gazetier philanthrope me dit que la solitude est mauvaise pour l'homme; et à l'appui de sa thèse, il cite, comme tous les incrédules, des paroles des Pères de l'Eglise.

Je sais que le Démon fréquente volontiers les lieux arides, et que l'Esprit de meurtre et de lubricité s'enflamme merveilleusement dans les solitudes. Mais il serait possible que cette solitude ne fût dangereuse que pour l'âme oisive et divagante qui la peuple de ses passions et de ses chimères.

Il est certain qu'un bavard, dont le suprême plaisir consiste à parler du haut d'une chaire ou d'une tribune, risquerait fort de devenir fou furieux dans l'île de Robinson. Je n'exige pas de mon gazetier les courageuses vertus de Crusoé, mais je demande qu'il ne décrète pas d'accusation les amoureux de la solitude et du mystère.

 Il y a dans nos races jacassières des individus qui accepteraient avec moins de répugnance le supplice suprême, s'il leur était permis de faire du haut de l'échafaud une copieuse harangue, sans craindre que les tambours de Santerre ne leur coupassent intempestivement la parole.

Je ne les plains pas, parce que je devine que leurs effusions oratoires leur procurent des voluptés égales à celles que d'autres tirent du silence et du recueillement; mais je les méprise.

 Je désire surtout que mon maudit gazetier me laisse m'amuser à ma guise. "Vous n'éprouvez donc jamais, —me dit-il, avec un ton de nez très apostolique—, le besoin de partager vos jouissances?" Voyez-vous le subtil envieux! Il sait que je dédaigne les siennes, et il vient s'insinuer dans les miennes, le hideux trouble-fête!

"Ce grand malheur de ne pouvoir être seul!..." dit quelque part La Bruyère, comme pour faire honte à tous ceux qui courent s'oublier dans la foule, craignant sans doute de ne pouvoir se supporter eux-mêmes.

Et Baudelaire de poursuivre et conclure ce poème en citant précisément la phrase de Pascal avec laquelle j’ai ici commencé. Il s’en prévaut ; je m’en défie.

Il y reconnaît une vérité conforme à sa nature ; j’y soupçonne une facilité d’autant plus séduisante qu’elle complaît à la mienne.

Mais faut-il donc que toute cohabitation des actifs et des contemplatifs soit impossible pour que dure, à jamais et comme à mort, la guerre qui les oppose ! Comment se fait-il que les uns supportent toujours si mal les autres ?

Pour ma part, je me sens l’âme de taille à les supporter tous. Je comprends le guerrier, le coureur, l’agité comme je comprends le moine, l’avachi, le méditant. Peut-être ne m’arrive-t-il d’envier les premiers qu’à l’instant où je me lasse et désole d’être frère des seconds.

Aux uns et aux autres, tour à tour, je donne pleinement raison. Mais alors, n’est-ce pas pour être doté d’un « moi » multiple et équivoque que je ne souffre de solitude qu’au moment où, soudainement et partiellement sourd, je n’entends plus s’élever dans le silence de ma chambre déserte le vivifiant vacarme de leur polyphonie ?

jeudi 31 mars 2016

My Heart belongs to Oscar (bande annonce audio)

My Heart Belongs to Oscar (bande annonce)


Quand j’ai été invité il y a peu à la radio pour parler d’une rencontre qui a changé ma vie, j’ai pas eu beaucoup à me creuser la cervelle pour savoir que je parlerais du pianiste Oscar Peterson.
Le problème, c’est qu’on m’a donné cinq minutes. Et puis pour raconter comment Oscar m’a donné envie de devenir jazzman, il aurait au moins fallu avoir un piano sous la main pour joindre le swing à la parole. Là, on s’est contenté de me tendre un micro dans lequel j’ai donc raconté comment, vers vingt ans, une copine m’a emmené à un cours de jazz d’abord et puis chez un discaire où j’ai acheté presque par hasard, parce que je connaissais son nom, un disque d’Oscar Peterson. C’était un disque enregistré en live au festival de Montreux en 1977. Je suis rentré chez moi, j’ai mis ce disque sur la platine et j’ai entendu ça !
Ça, c’est un standard de jazz qui s’appelle 'There’s no graater love'. En français, ça veut dire « y a pas de plus grand amour ». Ça aurait pu être le titre du spectacle que je suis en train d’écrire sur Oscar, sur ce que je lui dois, sur la manière dont j’ai passé des heures à essayer tant bien que mal de l’imiter, et aussi sur ce qu’il m’a fait découvrir, le swing, l’improvisation, le jazz, ceux qui l’aiment et ceux qui en jouent. On dit que l’amour rend aveugle ; moi ça me rend plutôt bavard donc je ne vais par tout dire ici. Mais je vous donne rendez-vous dès que j’aurai fini de concevoir ce spectacle qui s’appellera My heart belongs to Oscar. Ça racontera l’histoire d’un intello tout blanc, gringalet, qui, dans les années 2000, devient raide dingue d’un canadien tout noir qui pèse deux fois son poids et qui est une icône du jazz des années 50s. Le principe, ce sera de tout  raconter, l’histoire et ses rebondissements, avec une scène sous les pieds et un clavier sous les doigts. Je vous dis donc à bientôt et d’ici-là, je vous en joue une dernière pour la route, celle par quoi tout a commencé pour moi, celle qui venait juste après There’s no Greater love sur mon premier cd d’Oscar et qui s’appelle You look good to me.

(C'est mieux quand ça s'écoute. La version audio-musicale est ici).

dimanche 20 mars 2016

Le précieux Pierre Villey et les petites coupures


Ce mercredi comme chaque jour de cette semaine, je me suis entendu sur France culture où j'étais l'invité de Marie Richeux pour la rubrique 'Au singulier' de son émission Les nouvelles vagues. Il s'agit de raconter comment une rencontre avec une personne ou une oeuvre a marqué en profondeur votre vie. Après Oscar Peterson et Keith Jarrett, avant Henry Miller et Dany Laferrière, je parlais de Pierre Villey, intellectuel aveugle mort en 1933 après avoir fait paraître pendant la première guerre un remarquable livre sur la cécité et la manière dont elle est perçue.

Je me suis écouté et ne me suis pas aimé. Phénomène classique de qui n'aime pas s'entendre, surtout quand il fait comme ici deux ou trois grosses fautes de grammaire ? Pas seulement.

J’ai assez travaillé à la radio pour savoir ce qu’imposent le montage et l’indispensable respect d’une grille de programme où chaque heure ne compte que soixante minutes. J'admets avoir été trop long, il aura fallu couper, c'est l'exercice, je m'y plie. Mais là, le montage qui ne m'avait pas dérangé dans les deux précédents épisodes, m'est cette fois apparu comme une trahison. Trahison certes sans grande importance, trahison dont je suis seul à me sentir blessé, trahison qui tient sans doute à ma prolixité que n'auront su contenir les cinq minutes qui m'étaient imparties, mais trahison qui paraît révélatrice de ce qu'on attend d'un aveugle et de la manière dont on se doit de les présenter.

 Au début, on m'entend présenter Le monde des aveugles de Villey comme un livre dont l’auteur, lui-même aveugle, décrit ce que sont les perceptions de ses semblables. C'est effectivement ce que j'ai dit, mais en ajoutant immédiatement derrière, qui a été tronqué: "et la façon dont le monde les perçoit". Je tenais à cette fin de phrase (et même davantage qu’à son début) parce que c'est par elle que je faisais comprendre que ce livre n'était pas seulement un traité de zoologie où l'on explique aux voyants ce que sont les drôles de bêtes qu'on appelle les aveugles, mais également un ouvrage sociologique sur la manière dont les voyants sont loin d’avoir les idées claires sur ce que sont ceux à qui la vue fait défaut.

A-t-on jugé cette fin de phrase superflue ? L’aura-t-on trouvé trop accusatrice ?

En studio, s'en est alors suivie une discussion dont pas un mot n’a été conservé. Aussi précisément que ma mémoire me le permet, la voici:

"Vous connaissiez d'autres livres sur les aveugles avant de découvrir celui-là.

-Assez peu. Enfant j'avais bien lu une biographie de Louis Braille mais je suis loin d'être un spécialiste de la question. En revanche, j'avais lu beaucoup de livres écrits par les voyants où sont utilisées des figures d'aveugles mais plutôt pour leur utilité symbolique. Je pense par exemple à Gertrude dans La symphonie pastorale d’André Gide. Ce qu'il décrit de sa cécité n'a presque rien à voir avec ce que vivent ceux qui en sont atteints. Il ne décrit pas ce que c'est que de vivre sans voir, il en fait une fable au service de la controverse théologique qu’il se propose de trancher."

Comme je m'enlisais un peu, Marie Richeux me tend une phrase secourable.
"Il ne prend pas la cécité pour elle-même." Merci à elle ! Me voilà relancé.
C'est quand, rebondissant sur ses mots, j'affirme que Villey prend la cécité pour elle-même que recommencent les propos diffusés. Passant en revue les grands chapitres du livre, on m'entend alors, sans coupures je crois, dire sous quels différents angles l'auteur du Monde des aveugles les aborde. Comme Pierre Villey, j'insiste sur le fait qu'à l'exception des couleurs et de la perspective qu'ils ne peuvent comprendre et percevoir, les aveugles ont les mêmes capacités intellectuelles que les autres. Sur une radio toute acquise à l'idée de l'égalité, je précise alors en quoi pareille chose se devait d’être dite.

Mais là encore, du développement, le montage a coupé la chair pour ne garder que le squelette. Ainsi m'entend-on simplement dire que Villey a le mérite de dénoncer les préjugés dont sont victimes les aveugles ce qui, un siècle plus tard, est encore nécessaire.
J'avais dit beaucoup plus. Au lieu de cantonner les aveugles dans ce rôle de victimes mal comprises, j'avais détaillé les causes de cette méprise, expliquant que d'une part, on accroissait volontiers l'étendue de leur impotence, ou bien que d'autre part et à l'inverse, on les tenait aussi pour des êtres surnaturels, clairvoyants, extra-lucides, entretenant des rapports privilégiés avec l'au-delà. Pour illustrer ce deuxième point, sachant qu’il était surprenant mais néanmoins incontestable, j'ai mentionné le nom de Tirésias et évoqué le privilège de mendicité dont jouissaient les aveugles au moyen-âge. Comme le raconte Zina Weygand, supposés en relation plus directe avec Dieu, ils se voyaient donner la pièce et la mission de prier pour l'âme du donateur. Peut-être a-t-on reproché à ces explications de montrer trop clairement que si les aveugles étaient victimes de représentations erronées, c’était parce qu'il y avait des gens pour les perpétuer. Pourtant je n'accusais personne; je procédais en simple généalogiste qui s’efforce de remonter aux origines d’une erreur de jugement persistante.

Immédiatement après, on m'entend dire qu'un siècle plus tard, ces préjugés demeurent. Là encore, j'ai fourni un exemple qui a été tu, parlant des personnes plus nombreuses qu’on croit qui paraissent douter que les aveugles soient pourvus de la parole. Quand je me promène avec un voyant, il est fréquent que les commerçants s'adressent à lui plutôt qu’à moi alors même qu'ils posent une question qui me concerne au premier chef. Je ne leur en veux pas, je ne suis pas susceptible, ils font ce qui leur paraît bien. Je ne leur reproche même pas leur maladresse.

Mais est-ce par peur de les froisser que France culture ampute cette partie ? Mon ton était peut-être ironique, il n'était pas méprisant. D’abord la fréquente maladresse des gens que je rencontre et qui, me voyant aveugle, ne savent comment me prendre, me vexe et me chagrine bien moins souvent qu'elle ne m'amuse. Ensuite, les voyants ne sont pas seuls responsables : en accord avec Villey sur ce point comme sur les autres, j’ai pu constater qu’entretenant une illusion qui leur profite, bon nombre d’aveugles se font passer pour plus infirmes ou plus exceptionnels qu’ils ne sont afin, par paresse ou vanité, de se faire aider ou admirer plus qu’ils ne le méritent.
La dernière coupe intervient quand, interrogé sur ce qui manque selon moi au livre de Villey, on m'entend dire qu'il est un peu trop pudique. En studio, j'ai ajouté que cette réserve tenait à son statut d'agrégé de la troisième République. Cette remarque s'en prenait-elle trop directement à ces intellectuels qui, à l'époque comme aujourd'hui, se drapent dans leurs titres et travaux pour masquer ce qui feraient d'eux de vrais hommes plein d’aspérités plutôt que de lisses statues polies?

Je ne sais pas. Mais la différence entre les propos que j’ai tenus en studio et ce qui en a été retenu n’aurait aucune importance si elle ne gommait pas, précisément, les raisons pour lesquelles la lecture de Villey fut dans ma vie un choc dont je voulais parler. Aveugle moi-même, Le monde des aveugles ne m’a presque rien appris sur la cécité qui est pour moi une réalité quotidienne ; il m’a, en revanche, éclairé en me faisant entendre les grinçants ressorts sociologiques qui expliquent comment elle est perçue par ceux qui voient.
Villey a pour principal mérite à mes yeux d’expliquer ce qu’est ce qu’on pourrait appeler "l'aveugle de service", celui dont on se sert pour étayer et défendre une certaine vision du monde.

Je ne pense pas que la personne chargée du montage ait sciemment occulté ce qui me tenait le plus à cœur. Je crois qu’elle n’est que l’inconsciente propagatrice d’une conception commune de ce qui mérite d’être révélé ou tu. Cet arbitrage m’enferme dans le rôle que Pierre Villey devait me permettre de déconstruire. Dans une rubrique pourtant intitulée Au singulier, j’ai servi à propager l’image que j’espérais flouter. Que ce qu’on vient de lire, complétant l’émission, fassent voir mes silences !

samedi 12 mars 2016

Voix sans issue

A force de travailler pour moi, deux de mes voix synthétiques en sont venus à se parler. Espionnant leur échange, j'ai capté ce dialogue entre Mélodie L'aiguë et Jean-Sébastien Basse. Malheureusement, leur rencontre est impossible...